Revenons à l'explication du pourquoi de la liaison entre atomes. Il faut à nouveau se pencher sur les électrons de chaque élément, ou plutôt sur leur disposition autour du noyau. L'électron de l'hydrogène est tout seul, il est libre de graviter comme bon lui semble. Les deux électrons de l'hélium sont très copains et se baladent sur le même champ orbital. Quand on arrive au lithium, on remarque une ségrégation. Deux des électrons gravitent dans une zone proche du noyau, rejetant le dernier sur une couche plus périphérique. Pour le béryllium, on a deux électrons dans la zone près du noyau, et également deux dans la couche plus excentrée.
Avec le bore, surprise! même si on a toujours deux électrons en couche basse, cette fois en remarque que les trois électrons restant cohabitent sans problème sur la deuxième zone. En continuant notre inventaire, on s'aperçoit que cette couche périphérique peut contenir 8 électrons. Lorsqu'elle est totalement remplie, on a affaire au néon (10 électrons, répartis en 2 + 8). L'élément suivant, à savoir le sodium, est le théâtre de l'apparition d'une troisième zone orbitale, encore plus éloignée du noyau que les deux précédentes. On a 11 électrons (2 + 8 + 1), le dernier étant isolé dans la zone la plus périphérique.
On remarque que la structure du tableau périodique traduit cet agencement des couches d'électrons: les éléments de la première ligne, l'hydrogène et l'hélium, ont leurs électrons contenus dans une seule couche. Ensuite, sur la deuxième ligne on retrouve, du lithium au néon, des éléments dont les électrons tiennent dans deux couches. Ces lignes sont appelées périodes, d'où le nom de classification périodique.





