Le chef d'une bande de jeunes délinquants, qui pour tromper son oisiveté passe son temps à commettre des actes de cruauté gratuite parmi les plus répréhensibles, est finalement appréhendé. C'est alors qu'il est sélectionné pour subir un traitement révolutionnaire destiné à annihiler ses pulsions de violence.
La simple pensée d'envisager de commettre un crime quelconque doit lui être si insupportable qu'il ne puisse jamais passer à l'acte. Le problème c'est que sa seule part visible d'humanité - son amour pour la musique de Beethoven - va être intégrée dans le processus, au risque qu'il soit condamné à souffrir atrocement dès qu'il se mettra à penser à la moindre oeuvre du compositeur, et ceci pour le restant de ses jours.
Kubrick livre là une oeuvre baroque et ultra-violente qui nous interroge sans ménagement sur les notions de justice et d'humanité. Il va de soi que ce film n'est pas destiné aux plus jeunes ni aux plus sensibles, mais à un public très averti.


green_marocain
mar 27 sep 2005 08:44